Musée Des Fers à Repasser Longwy

 

Musée des fers à repasser

 Longwy

Le fer à repasser en son musée à Longwy (54)

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De toutes les tailles, de toutes les formes, de tous les pays, de toutes les époques, les fers à repasser racontent aussi l'histoire.

Par Jean-Charles VERGUET - 05 juin 2020 à 14:00

Le plus gros pèse 18 kilos ! C’est un fer égyptien manœuvré au pied. Le plus petit dépasse à peine un millimètre. Il a été réalisé par l’ancien sidérurgiste qui a réuni la majeure partie de cette fabuleuse collection. Il a fabriqué une série de fers comme les poids d’une balance… Jean-Pierre Zuccali avait reçu en héritage de nombreux fers à repasser et il s’est pris de passion pour cet objet racontant un aspect de l’histoire de l’humanité. Il a fait croître largement sa collection jusqu’à ne plus pouvoir l’entreposer chez lui. Il a fait appel à la Ville de Longwy (54) qui a mis un local à sa disposition. La commune a fini par acquérir ce trésor original. La collection a encore évolué : plus de 5.000 fers sont désormais visibles dans ce musée ! Un formidable voyage spatio-temporel.

Sur le sable brûlant du désert

En parcourant le musée du fer à repasser de Longwy, on découvre l’histoire du tissu et du vêtement, l’évolution industrielle, celle des techniques et des technologies… Des plus bruts aux plus ouvragés, les fers sont une source magnifique d’informations. Les manières de les faire chauffer apparaissent au détour des allées et des étagères. « Les premiers fers chinois chauffaient sur le sable brûlant du désert », explique Gilles Warnimont, guide conférencier à l’office du tourisme. « En Europe, les fers étaient posés directement sur la braise. Ils chauffaient lentement et leurs semelles salissaient beaucoup… Au XVe  siècle, les fers classiques étaient posés sur des fourneaux. »

Musee des fers a repasser longwy

Parfois des explosions !

Au XVIIe , ont été utilisés des bateaux à braise, des fers avec un réservoir dans lequel on mettait des braises incandescentes. « Ils étaient faciles à recharger, il n’y avait pas besoin de nettoyer la semelle. Mais ils dégageaient des fumées, alors on y a ajouté une sorte de cheminée. La révolution industrielle a apporté de nouvelles technologies, mais certains modes de chauffage se sont avérés très dangereux !

Les fers à pétrole ou à essence disposaient d’un réservoir à l’arrière, mais cela pouvait donner lieu à des explosions ! Ils ont été principalement produits aux USA. Les fers à alcool étaient un peu moins dangereux. Plus petits, ils pouvaient être emportés en voyage, mais il fallait les utiliser quand même dans des endroits aérés… »

Des fers à gaz, reliés directement aux conduites, ont également provoqué des accidents ; ils ont été remplacés par des fers chauffés sur des réchauds à gaz.

Des utilisations professionnelles

Les premiers fers électriques sont apparus aux États-Unis en 1880. Ils sont arrivés en France en 1913. La première marque à les commercialiser en 1917 était « Calor ». Des fers classiques pour les ménagères de tous âges sont exposés ainsi que des fers spéciaux, destinés à des utilisations et des professions particulières. « On peut voir des fers à chapeaux », poursuit Gilles Warnimont. « Ils sont d’une forme assez ovale pour ne pas blesser le feutre. Les modèles pour haut-de-forme sont encore plus incurvés et ils sont équipés de réservoirs d’eau chaude. Les fers des corsetières sont très étroits, avec une poignée très haute pour repasser entre les baleines juste après la fabrication. »

Musee des fers a repasser lorraine

Pour les gants, les fraises ou même... les chaussures !

Il existe aussi des fers en forme de main pour les gants. Des fers à tuyauter, ressemblant à des fers à friser, étaient utilisés pour faire les plis des fraises au temps d’Henri IV. Ils ont encore une fonction pour certaines coiffes traditionnelles, les cornettes ou les jabots… Il y a même des fers à chaussures pour retendre le cuir après la pluie. Le musée présente un magnifique fourneau miniature, et les fers en proportion, qui étaient destinés à apprendre aux petites filles à devenir de bonnes ménagères !

Les pièces les plus inattendues sont sans doute des fers… en terre cuite ! Ils viennent du Jura où ils étaient employés au XIXe  siècle dans les zones de montagne pauvres et isolées. Ils fonctionnaient parfaitement, mais étaient très fragiles. Ils sont très rares, très recherchés, très chers.

 https://www.vosgesmatin.fr/magazine-tourisme-et-patrimoine/2020/06/05/le-fer-a-repasser-en-son-musee-a-longwy-(54)

Le musée des fers à repasser de Longwy abrite l’une des plus importantes collections d’Europe, regroupant près de 4 000 pièces et retraçant l’histoire du repassage du XVe siècle à nos jours.

Musefersrepasser longwy

 

Vous pourrez découvrir l’évolution du fer à repasser au fil des siècles, les différents types de fers, les matériaux utilisés pour leur fabrication mais aussi leurs différentes utilisations.

Vous pourrez aussi vous familiariser avec les divers métiers liés au repassage et avec les différents modes de chauffage.

https://www.longwy-tourisme.com/index.php/fr/que-faire/patrimoine/des-musees-extraordinaires

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Vidéo du musée de Longwy

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Informations Pratiques

Téléphone

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03.82.24.94.54

Site internet

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www.longwy-tourisme.com

 

Adresse

Rue de la Manutention, 54400 Longwy, France

 

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La collec’ qui défrise à toute vapeur

Exposition à La Rochelle

Par Élise Renoleau-

Mauricette devezeaud

Mauricette Devezeaud possède plus de 1 200 fers à repasser. Certains ont une grande valeur : jusqu'à 1 500 euros. © Crédit photo : Photo pascal couillaud

Mauricette Devezeaud collectionne les fers à repasser. Elle les expose aujourd’hui .

« Je suis passionnée par le repassage depuis l’âge de 10 ans. Ma mère était catastrophée. Mais j’adore ça. Je ne m’ennuie jamais avec un fer à repasser. »

Le passe-temps favori de Mauricette Devezeaud aurait de quoi faire bondir les plus féministes. Si ce n’est que la pressophile en a fait son métier, avant de devenir une collectionneuse jamais rassasiée. Aujourd’hui, elle expose une partie de ses trésors au Salon des collectionneurs, organisé par le comité de la Trompette un quartier de La Rochelle

Avant de prendre sa retraite, Mauricette Devezeaud a tenu un pressing pendant plusieurs années à La Rochelle. Elle a commencé à acheter quelques fers anciens, par-ci par-là.

Elle se souvient de son premier achat, il y a dix-huit ans dans une foire en Auvergne. Aujourd’hui, Mauricette possède plus de 1 200 fers à repasser. Une collection unique en Europe qu’elle expose partout en France depuis plusieurs années.

 Des fers à repasser Japonais

Mais qu’y a-t-il de si passionnant dans un fer à repasser ? À première vue, pas grand-chose. Mais en y regardant de plus près, aiguillée par Mauricette, on s’aperçoit que chacun d’eux à une particularité. Esthétique d’une part, mais aussi technique, qui en dit souvent long sur les civilisations dont elles sont issues.

Les plus passionnants de tous pour Mauricette : les fers à repasser japonais. « Ils sont beaucoup plus raffinés que les nôtres », explique-t-elle. Alors qu’en Europe on utilisait encore les fameux fers « plaques » que nos grands-mères faisaient chauffer sur la gazinière, les Japonais avaient déjà inventé le fer à charbon de bois, à braise, à vapeurs et même à gaz. Sur certains on trouve même des outils de réglage, prémices des centrales vapeurs d’aujourd’hui ô combien perfectionnées.

Leur nom correspond le plus souvent à leur carburant : le fer à charbon de bois s’appelle par exemple soumidi-airon. « Soumi » pour charbon, « bi » pour le feu et « airon » pour le fer.

Certains de ces fers japonais ont une grande valeur. Jusqu’à 1 500 euros pour les plus précieux. Mauricette Devezeaud en possède 120 différents, qu’elle a achetés lors d’un séjour à Tokyo ou que des amis japonais lui ont envoyés.

Les fers ne sont pas toujours faciles à dégoter. « Les Japonais n’aiment pas trop voir leur patrimoine s’éparpiller. » Elle a déjà été contactée par des musées, mais elle a toujours refusé de prêter sa précieuse collection. En septembre, elle est même invitée à l’inauguration du musée du Fer à repasser qui ouvre ses portes en Roumanie.

Si pour Mauricette le fer à repasser est un objet de collection, la pratique du repassage est aussi un art. Plutôt oublié déplore-t-elle. « Je donne des cours de repassage à des créatrices de mode », raconte-t-elle. Car pour elle, rien ne sert de créer de belles pièces si on doit les présenter toutes chiffonnées.

(1) Mauricette Devezeaud expose ses fers à repasser aujourd’hui 12 Février 2012 au Salon des collectionneurs, dans la salle La Trompette, 130 bis, boulevard du Lieutenant-Colonel-Bernier, de 10 heures à 17 heures. Entrée gratuite.

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Date de dernière mise à jour : 05/01/2021