Vieux tracteurs Saint Macaire en Mauges

Henri conserve les vieux tracteurs pour les sauver de la destruction

Henri pion

Les collectionneurs sont de plus en plus nombreux, et les pièces anciennes se font rares. C'est au compte-gouttes maintenant que l'on peut en trouver de nouveaux. Les Allemands et les Belges sont particulièrement amateurs de ces vieilles machines et ne s'occupent pas du prix. Ils ne sont généralement pas issus des milieux agricoles, contrairement aux collectionneurs Français.

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Depuis vingt ans, quand a sonné l'heure de la retraite, l'agriculteur Henri Piou s'attache à préserver un patrimoine précieux : les vieux tracteurs, souvent voués à la ferraille après de bons et loyaux services.

Bruno, un des fils d'Henri, a attrapé le virus et est prêt à prendre la relève, en plus de sa passion pour les motos et les voitures anciennes. « Il est pire que moi », commente le père en parlant de son fils. « Moi, je cherche les vieux tracteurs, et lui, il aime les faire péter. D'ailleurs, on les garde dans leur jus. On ne refait pas les peintures. » D'ailleurs, certains redémarrent presque au quart de tour, après 25 ans d'inactivité.

Henri, à la ferme de son père, a conduit son premier tracteur en 1954, un Lanz, une marque allemande réputée. « À l'époque, un petit-gris (Massey Ferguson), s'achetait pour le prix d'une paire de boeufs. » Aujourd'hui, dans ses hangars, Henri abrite plus de 50 tracteurs, Société française, Hanomag, Deutz, Lanz, Farmall, Peter, Allis Chalmers, etc. Difficile aujourd'hui d'imaginer que certains tracteurs d'avant-guerre étaient équipés de moteur à huile lourde, à deux temps : avec une lampe à essence, on faisait chauffer une boule servant au démarrage du moteur. On ne connaissait pas la bougie de préchauffage à l'époque.
Les Piou père et fils ne se considèrent pas comme des collectionneurs, mais comme des amoureux des vieilles mécaniques : « On ne vend pas, on échange rarement. On conserve. » Leur grand plaisir est de rencontrer d'autres passionnés lors des fêtes : « On en trouve surtout en Vendée ou dans la région de Bordeaux. C'est l'occasion d'échanger des tuyaux. » Et aussi de faire tourner les engins, de les sortir des hangars, afin qu'ils retrouvent en partie leur jeunesse et leur vigueur.

Certains sont encore équipés de leurs pneus d'origine. À l'affût de spécimen absent de sa collection, Henri n'a pas peur des kilomètres pour aller quérir un vieux tracteur oublié dans un hangar. Leurs possesseurs qui souhaitent s'en séparer peuvent le joindre au 02 41 55 33 13.

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Date de dernière mise à jour : 31/07/2021