Espiscadora Moisson en Algérie 1927

 

 

La moisson avec une espicadora en Algérie

La moisson en Algérie

Comment deux cents quintaux de blé ont pu être moissonnés

et battus par quinze hommes en une seule journée

L’Agriculture Nouvelle-N°1498-10 Septembre1927

Article de Pierre Larue - 10 Septembre  1927

Page 517 et 518

Le mot espicadora est celui utilisé dans cet article de 1927 - Dans les articles de 1905 conservés à l'Université de Caen (A. Dubois et Max Ringelmann) c'est le mot espigadora qui est écrit. (le C a remplacé le G dans l'article de Pierre Larue du 10 Septembre  1927 )

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Espicadora & Espigadora C ou G

Clarification de  JP Longueteau

L’orthographe de la machine reste incertaine car le mot vient de “espigar” qui signifie “glaner” (au sens originel, cela signifiait récolter) en espagnol ou “épier”(fin de montaison) ou “ égrainer ”(maïs)  en portugais.

Comme ces machines sont apparues, en premier, au sud des USA actuels et en Amérique du Sud, il est probable que l’origine du mot soit avec “g”puisque ces régions s’exprimaient en espagnol et en portugais . Ce sont les anglicismes et l’ "internationalisation” de la pratique  (prémices de la mondialisation) qui semblent avoir introduit le “c”.

Merci Jean Pierre

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L’Agriculture Nouvelle-N°1498-10 Septembre1927

Archives de la famille Audry Saint Christophe Charente Maritime-Don de Mr et Mme Cottez à Claude Moinet 1982 

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1927 09 10 agri nouvelle page 517 texte

Page 517 -L’Agriculture Nouvelle-N°1498-10 Septembre1927

Archives de la famille Audry Saint Christophe Charente Maritime -Don de Mr et Mme Cottez à Claude Moinet 1982 

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1927 09 10 agri nouvelle page 518 texte

Page 518-L’Agriculture Nouvelle-N°1498-10 Septembre1927

Archives de la famille Audry Saint Christophe Charente Maritime -Don de Mr et Mme Cottez à Claude Moinet 1982 

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Espicadora tiaret 1975 texte

Photo de l'espicadora que j'ai prise dans la plaine du Sersou Wilaya de Tiaret en Août 1975

La moissonneuse espigadora en Algérie

A Dubois

http://www.unicaen.fr/mrsh/bibagri2/book1/la-moissonneuse-espigadora-en-alg%C3%A9rie

La modernisation de l'agriculture à travers les illustrations du

JOURNAL D’AGRICULTURE PRATIQUE (1870-1914)

Source : A. Dubois , «Notes sur l’agriculture algérienne»,Journal d'agriculture pratique, 1905, vol. 1, p. 794.

M. G. Ryf donne chaque année au Comice agricole de la région de Sétif un rapport des plus documentés sur ses expériences culturales; de son dernier compte rendu, nous extrayons les notes suivantes, qui sont de nature à intéresser l’agriculture algérienne :

«Sur quatre points différents, dit M. Ryf, nous avions une parcelle ensemencée sur un simple labour de printemps à côté d’une autre sur double labour de printemps, ensemencée avec le même blé, le même instrument et le même jour; les premières parcelles donnèrent de 5 à 6 quintaux, alors que les secondes ont fourni de 9 à 10 quintaux à l’hectare. Il ressort une fois de plus que la bonne culture, représentée ici par deux labours de printemps, peut donner un rendement passable en cas d’extrême sécheresse.»

Le blé doit être enterré de 3 à 6 centimètres ; les parcelles où les graines étaient enfouies de 10 à 15 centimètres sous raie ont donné des mécomptes ; si les semoirs montés sur des charrues sont toujours employés dans certaines régions, cela tient à ce que toutes les graines ne sont pas jetées au fond de la raie et que la plupart des semences sont placées dans les couches superficielles. Dans beaucoup de cas on aurait avantage à répandre la semence avec un semoir à la volée et à l’enterrer au cultivateur ; il faut chercher avant tout à avoir une terre très meuble et très divisée, contenant le moins possible de grosses mottes.

Journal d agriculture pratique 1905

[Cette figure provient du Journal d'agriculture pratique, 1905, vol. 2, p. 112-113.]

M. Ryf souhaite que le labourage mécanique et surtout les tracteurs à pétrole fassent de rapides progrès, afin qu’on puisse supprimer une partie des attelages occasionnant tant de difficultés aux exploitants de sa région.

«Une moissonneuse-batteuse, l’Australienne a été expérimentée pendant la dernière moisson dans plusieurs exploitations. Il en résulte que le travail est assez satisfaisant, mais en trop faible quantité. Il y a aussi l’inconvénient que la paille reste debout sur le champ, car cette moissonneuse-batteuse ne fait qu’enlever les épis au moyen d’un peigne. Pour ramasser cette paille dont on a grand besoin, il faut donc encore un travail supplémentaire.

Nous ne croyons pas, ajoute M. Ryf, que cette moissonneuse-batteuse puisse faire la moisson et le battage aussi avantageusement que l’espigadora et la batteuse à vapeur ; c’est aussi l’opinion M. Vagnon, qui a fait chez lui des expériences prolongées avec l’Australienne. - Nous prédisons grand avenir aux lieuses transformées en espigadoras. L’espigadora ordinaire est un peu trop encombrante dans les petites exploitations et les terrains tourmentés ; c’est la machine des grandes exploitations en terrain peu accidenté. La lieuse transformée en espigadora répond donc là une idée juste. »

Ajoutons, en terminant, que la machine dont il s’agit est une moissonneuse-lieuse dans laquelle on retire la table du lieur pour placer un élévateur à toiles déversant la récolte coupée dans une voiture, cette dernière se déplaçant dans le champ, à côté de la moissonneuse.

A. DUBOIS

Source:http://www.unicaen.fr/mrsh/bibagri2/book1/la-moissonneuse-espigadora-en-alg%C3%A9rie

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Twenty horse harvester at work in a field on a Van Nuys-Lankershil ranch-California 1905

1905 espiscadora usa californie

Twenty horse harvester at work in a field on a Van Nuys-Lankershil ranch-California 1905

 

1905 espiscadora usa californie

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La moissonneuse header ou espigadora en Algérie

Max Ringelmann

Source : M. Ringelmann , «Header ou espigadora»,

Journal d'agriculture pratique, 1905, vol. 2, p. 112-113.

http://www.unicaen.fr/mrsh/bibagri2/book1/la-moissonneuse-header-ou-espigadora-en-alg%C3%A9rie

A l'Exposition universelle de Paris en 1878, on remarquait dans la section des États-Unis une machine à récolter les céréales, appelée header, présentée par M. Case ; la machine était poussée par 4 chevaux et dirigée par un homme placé à l’arrière, au gouvernail, commandant en même temps l’attelage ; les rabatteurs étaient à axe horizontal en forme de dévidoirs ; le tablier était garni d’une toile sans fin, amenant la récolte à un élévateur qui la déversait dans un chariot se déplaçant parallèlement à la machine. Le poids de cette moissonneuse, presqu’entièrement construite en bois, était de 1 500 kg ; l’appareil entier, y compris le chariot et les attelages, occupait 9 m de largeur sur 8 m de longueur, et pouvait récolter, disait-on, 20 à 25 ha par jour.

Dans les machines que nous avons étudiées en 1893, lors de notre mission aux États-Unis, la longueur de scie est d’environ 5 m, et on coupe à une grande hauteur en ne laissant aux épis qu’une vingtaine de cm de paille (on sacrifie la paille qui n’a pas de valeur dans ces pays).

Le header est attelé de 4 chevaux, dont la barre d’attelage est fixée à l’extrémité arrière de la flèche, de sorte que, bien que les animaux tirent sur leurs traits, ils poussent devant eux la machine conduite par 2 hommes, dont l’un actionne la roue d’arrière chargée de donner la direction voulue. (C’est le principe de l’ancienne moissonneuse de P. Bell appliqué à une machine à grand travail pourvue d’un élévateur.)

Le rabatteur, le tablier et l’élévateur à toiles sans fin sont analogues, sauf les dimensions, aux pièces correspondantes de nos moissonneuses-lieuses ordinaires ; l’élévateur, placé sur la gauche de la machine, déverse la récolte dans un chariot spécial attelé de 2 chevaux, qui se déplace parallèlement à la moissonneuse ; le chariot porte 2 hommes : un conducteur d’attelage et un ouvrier chargé de surveiller le chargement.

Il y a toujours plusieurs chariots qui suivent la moissonneuse, afin qu’il n’y ait pas de longues interruptions de travail. Vu de l’avant, le coffre de ces chariots a la forme d’un triangle rectangle ; c’est une sorte de grande boîte légère, montée sur un train de 4 roues ; les panneaux d’avant et d’arrière et un grand panneau de côté sont formés de toiles tendues sur des châssis légers en bois ; il n’y a pas de panneau sur le long côté (droit) où arrive la récolte coupée, fournie par l’élévateur de la moissonneuse.

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Journal d agriculture pratique 1905

[Cette figure provient du Journal d'agriculture pratique, 1905, vol. 2, p. 112-113.]

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Le chantier, composé de [10 hommes et de 10 chevaux] récolte, en pratique, de 14 à 15 ha par journée de travail.

                                Hommes         Chevaux

Moissonneuse      2                     4

Trois chariots        6                     6

À la meule             2                     -

TOTAL                  10                  10

 

Le grain coupé est mis en meules réparties dans le champ même, où on viendra l’égrener à l’aide de fortes machines à battre.

La figure 17 représente la vue d’arrière du header de la maison Johnston et Cie. Ces machines sont très répandues dans l’Amérique espagnole et en Algérie, où on les désigne sous le nom d’espigadoras. Ainsi que le dit M. Ryf (voir le Journal d’agriculture pratique, no 25 du 22 juin 1905, p. 794), l’espigadora ordinaire, qui présente de grandes dimensions, est un peu trop encombrante dans les moyennes exploitations ; c’est la machine convenable aux grands domaines en terrain peu accidenté.Ajoutons enfin qu’on emploie aussi de semblables machines munies d’un mécanisme lieur.

Max Ringelmann

Barre rouge blanc

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Source

http://www.unicaen.fr/mrsh/bibagri2/book1/la-moissonneuse-header-ou-espigadora-en-alg%C3%A9rie

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Liens Université Caen France

http://www.unicaen.fr/mrsh/bibagri2/book1/la-moissonneuse-header-ou-espigadora-en-alg%C3%A9rie

http://www.unicaen.fr/mrsh/bibagri2/book1/la-moissonneuse-espigadora-en-alg%C3%A9rie

Liens google drive 28 mai 2017

Pour lecture des trois pages du journal

L’Agriculture Nouvelle-N°1498-10 Septembre1927

1927 Agriculture Nouvelle Couverture

https://drive.google.com/file/d/0B8bsyJB6I_gJajIwY1JhZ2k2Z00/view?usp=sharing

 

1927 Agriculture Nouvelle Page 517

https://drive.google.com/file/d/0B8bsyJB6I_gJNi11Rm5CcXMwN2c/view?usp=sharing

 

1927 Agriculture Nouvelle Couverture Page 518

https://drive.google.com/file/d/0B8bsyJB6I_gJWktoWnh4WjNFMGM/view?usp=sharing

 

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Retrouvé les liens nouveaux de l'Université de Caen 26 Décembre 2017

 

Date de dernière mise à jour : 15/04/2021