Le château de Berzème

 

Le château de Berzème

Une journée portes ouvertes fut organisée à Berzéme en 2017 et ce fut un grand succès.Il y avait foule pour voir les machines qui sont dans le château et qui avaient été  dépoussiérées par les éléves du Lycée Agricole d’Aubenas.

 

Barre doree
 

À Berzème, Le maire Monsieur Caddet nous présente le château racheté en 1997 par cette petite commune de 150 habitants. Construit en basalte, la pierre noire du Coiron, c’est en fait une maison forte : un bâtiment carré flanqué au sud de deux tours rondes, crénelées à l’origine, mais écimées probablement par ordre de Richelieu, avec une cour d’honneur au sud et des bâtiments annexes au nord.

Berzeme parvis du chateau

Le château était encore habité en 1986, mais déjà mal entretenu. C’était presque une ruine dix ans plus tard. Mis en vente, il avait d’abord intéressé un promoteur qui voulait en réalité construire 90 bungalows sur les terrains contigus. À la suite de cela, la commune décida de l’acheter à son compte pour le préserver.

La propriété agricole comprenait 17 hectares, dont quatre de prés. Au XIXe siècle, l’un des propriétaires, Eugène de Villedieu, y créa un arboretum composé d’essences nobles, qui a été confié en gestion à l’ONF.

En 1999, la commune a réalisé des travaux d’urgence sur le bâtiment principal, puis en 2000-2003 la mise hors d’eau, ensuite les travaux intérieurs. Les ressources propres de la commune étant limitées, le financement a été en partie réalisé grâce à la location de la moitié du château à « Vivarais Habitat » (cet organisme y a réalisé cinq appartements) et grâce à la vente d’une partie des terrains pour la construction de petits bâtiments d’habitation (sous le contrôle de l’architecte des bâtiments de France).

Devant cette belle façade, M. Caddet nous raconte l’histoire du château.

Chateau de berzeme 07 a

 Pour Benoît d’Entrevaux, il daterait du XVe siècle, la seigneurie appartenait alors aux Lestrange. Mais dans un manuscrit écrit par le curé Fauché en 1788, on peut lire : « un noble, Gaspard de Mantin, d’Avignon, acheta en 1634 les terres de Berzème et d’Allier et fit aussitôt construire le château. » Peut-être a-t-il simplement fait construire (ou reconstruire) les deux tours sur les ruines d’un ancien domaine. Le château appartint ensuite à la famille privadoise des Fayon (noble Fayon, baron de Montbrun, seigneur du Clap et son épouse Suzanne de Joviac en 1760, puis Antoine de Fayon dit l’abbé de Montbrun, en 1772), à celle des Roqueplane en 1782. À la fin du XIXe siècle, on y trouve le poète Eugène de Villedieu, qui fut préfet de l’Ardèche.
Nous montons au premier étage par un magnifique escalier à vis en bois massif ; cet escalier avait été démonté et vendu, il a pu heureusement être récupéré chez un brocanteur et remonté à sa place initiale. Cette tour de gauche abritait autrefois un oratoire. En haut, nous traversons une salle réservée aux activités de la commune et un espace à vocation muséale. Les plafonds à la française en trop mauvais état n’ont pu y être conservés. À l’est, la grande salle donne de plain-pied sur l’extérieur et nous pouvons apercevoir les bâtiments annexes, dont la restauration doit débuter en juin de cette année.

Le château doit en effet accueillir dans la mezzanine de la grande salle et dans ses annexes la collection de l’ancien musée agricole du Verdus près de Privas ; cette collection acquise par le Conseil général rassemble aussi bien des outils à main ( coulassou, bigot...) que de grosses pièces (tracteurs et locomobiles à vapeur). 

Nous n’avons pas vu l’arboretum, 25 hectares autour du château, dont 10 en futaie régulière, avec des cèdres, mélèzes, épicéas, séquoias, frênes, tilleuls, érables, sycomores, ormes, etc.

Nous quittons Berzème et le plateau par une petite route en direction de Saint-Martin-sur-Lavezon et du château de Pampelonne où nous sommes fort aimablement reçus par Régis de Pampelonne et son épouse autour du verre de l’amitié. De la terrasse du château, on jouit d’une vue remarquable sur le Barrès et cette halte clôture très agréablement la journée.

Bernard de Brion

Chateau de berzeme 07 b

Site internet

https://www.patrimoine-ardeche.com/visites/berzeme.htm

http://www.patrimoine-ardeche.com/visites/st_vincent_barres.htm

2 avril 2018

La collection du musée agricole de Verdus reste en sommeil

Par E.C. - 09 juil. 2014

C’est l’une des plus grandes collections d’outils agricoles de l’Ardèche. À Privas, le musée de Verdus abritait une centaine de pièces, dont une presse à fourrage.

André Clair a complété sa collection au fil du temps, jusqu’à ouvrir, en 1973, le fameux musée de Verdus, du nom du lieu-dit privadois où il était installé. Du fléau à la batteuse, cet ancien fermier a tenté de retracer l’histoire de l’agriculture, de 1900 à 1950, à travers ses machines et outils. Les touristes et autres curieux se déplaçaient en nombre pour admirer coulassous, bigot, tracteur et autres locomobiles à vapeur exposés au Verdus.

Depuis 2007, c’est la commune de Berzème, sur le massif du Coiron, qui est dépositaire de la collection. Le conseil général de l’Ardèche l’a rachetée à André Clair dans l’espoir de la valoriser « autrement ». « Il ne s’agit pas d’en faire un énième musée agricole, mais de l’exploiter d’une façon plus pédagogique. Pour le moment, la collection n’est pas visible. Une réflexion devra être menée par la commune et la communauté de communes, en lien avec le Département », explique-t-on au conseil général.

Pour le maire de Berzème, Michel Caddet, « le projet n’est malheureusement pas pour demain ».

Les pièces de la collection sont, pour l’instant, stockées dans une salle du château du village, actuellement fermée au public. « Il y a un problème d’accessibilité au château. Les salles ne sont pas aux normes. Nous allons monter un dossier mais le projet ne pourra se faire qu’à condition qu’il trouve des financements. La commune seule ne pourra pas assumer le coût, ne serait-ce que pour la signalétique », explique le premier magistrat. Avant de conclure : « Il faudra s’y pencher, trouver des partenaires pour refaire vivre cette collection. »

Logo le dauphine libere

 

https://www.ledauphine.com/ardeche/2014/07/09/la-collection-du-musee-agricole-de-verdus-reste-en-sommeil-ssvn

Satisfecits reçus de Paul Bousquet

De : Paul Bousquet [mailto:paul.bousquet@patrimoine-ardeche.com]
Envoyé : lundi 3 août 2020 10:55
À : claudemoinet@free.fr
Objet : Votre article sur le
Château de Berzème

Bonjour Monsieur,

Venant de découvrir votre site, permettez-moi d'abord de vous dire combien j'ai apprécié à la fois sa richesse et la qualité de sa présentation. Bravo !

Votre page sur le château de Berzème reprenant un texte issu du site Internet de notre association, vous avez eu soin de mentionner le nom de l'auteur et de mettre un lien vers notre page, ce qui est conforme à la loi, mais loin d'être toujours respecté. Je vous en remercie.

Je veux simplement vous signaler que, suite à un récent remaniement de notre site le nouveau  lien est  ci-dessous:

https://www.patrimoine-ardeche.com/visites/berzeme.htm

 

Paul Bousquet-Société de Sauvegarde des Monuments anciens de l'Ardèche

 

SOCIÉTÉ DE SAUVEGARDE DES MONUMENTS ANCIENS DE L'ARDÈCHE

Clic sur le lien ci-dessou pour accéder aux photos du patrimoine de l' Ardèche

http://www.patrimoine-ardeche.com/visites/berzeme.htm.

 

Carte berzeme

 

Accès au Conseil d'administration de la Société

https://www.patrimoine-ardeche.com/association/presentation.htm

Barre marsais

Clic ci-dessous pour voir les photos

http://www.patrimoine-ardeche.com/visites/berzeme.htm.

 

 

Page complétée le 16 Avril 2021

Date de dernière mise à jour : 01/05/2021