Cholet Musée du Textile et de la Mode

 

 

Musée du Textile et de la Mode

Cholet

Au début du XXe siècle, les ménagères parisiennes appréciaient beaucoup le linge de maison Turpault qu’elles allaient acheter Au Bon Marché, « la cathédrale du commerce moderne », selon la formule de Zola dans « Au bonheur des dames ». Mouchoirs, draps, torchons, serviettes… la marque choletaise produisait de « la haute qualité », raconte Jean-Joseph Chevalier, un des cofondateurs de l’Association des amis du musée du Textile qui organise le samedi 16 novembre 2019 une journée historique autour de l’entreprise Turpault.

Cholet usine 1930

La saga Turpault démarre en 1847. Fils d’un aubergiste deux-sévrien de Châtillon-sur-Sèvre, devenue depuis Mauléon, rien ne prédestinait Marie-Alexandre Turpault à faire fortune dans le textile. Au décès de son père, sa mère se remarie avec Joseph-Louis Thuyau, qui a une affaire textile spécialisée dans la laine et la teinture. C’est lui qui met le pied à l’étrier au jeune homme qui se lance dans le tissage.

Au départ, la fabrication des toiles se fait dans les campagnes mais très vite Alexandre–on ne l’appelle pas Marie-Alexandre–industrialise l’activité. Tout d’abord, il achète et agrandit la blanchisserie de la Godinière à Cholet dans les années 1850. En 1863, il devient propriétaire de la filature de lin Fleuriais à Mortagne-sur-Sèvre en Vendée.

Alexandre turpault

Alexandre Turpault

1 200 salariés au plus fort de l’activité

Alexandre Turpault ne verra pas le XXe siècle, il meurt en 1899. Ses deux fils, Alexandre et Alexis, dit Georges, ont déjà un pied dans l’entreprise familiale dont ils vont assurer la prospérité. Ils construisent une usine flambant neuf à Cholet, rue du Lait-de-Beurre, dans le quartier de Bourgneuf. Ils développent de nouveaux marchés, notamment auprès de la clientèle parisienne. Spécialiste du lin, ils font aussi travailler « des milliers de femmes » à domicile qui confectionnent le linge de maison. A la mort de Georges, Turpault tombe dans les mains de son beau-frère, François Forest, puis de ses descendants.

Cholet usine

Turpault connaît son apogée dans les années 1950. « Au plus fort de son activité, l’entreprise fait travailler environ 1 200 personnes », raconte Jean-Joseph Chevalier. En 1954, Turpault se sépare de l’usine Fleuriais mais l’activité est encore soutenue. Les années 1990-2000 sonnent le glas de l’entreprise choletaise : en 1999, elle ferme la blanchisserie de la Godinière et l’usine de Bourgneuf cessera définitivement son activité en 2003. C’est l’épilogue d’une saga familiale qui s’est étendue sur cinq générations. La marque Turpault existe encore aujourd’hui, mais elle est propriété du groupe Vanderschooten basé à Nieppe (Nord).

« Des choses à nous dire »

C’est toute cette histoire que souhaitent raconter les Amis du musée du Textile le 16 novembre 2019. Ils font appel à la mémoire collective pour récupérer tous documents, témoignages ou objets (outillages, vêtements de travail, linge de maison, catalogues…) en lien avec la marque. « Je suis sûr qu’il y a encore des anciens salariés de Turpault ou leurs descendants qui ont des choses à nous dire ou à confier », souligne Jean-Joseph Chevalier.

Mouchoirs de cholet royan

Ce sera peut-être l’occasion de lever un mystère sur les dépôts de brodeuses à domicile à Saint-Michel-Mont-Mercure (Vendée), Moulins (Deux-Sèvres) et Saint-Christophe-du-Bois. « On n’a pas beaucoup d’informations sur ces sites, on aimerait bien savoir ce qui s’y faisait exactement. » Tout le patrimoine récolté devrait servir à une exposition future et à un dossier dans la revue « De fil en aiguille » en 2021.

Pour apporter un témoignage ou proposer un objet

 museedutextiledecholet@gmail.com et 02 72 77 22 50.

A savoir : une rencontre et des conférences le 16 novembre 2019

L’Association des amis du musée du Textile organise chaque année une rencontre autour du patrimoine textile du Choletais. Ce rendez-vous, baptisé « Tissons des liens », aura lieu le Samedi 16 novembre 2019 au Musée du textile et sera consacré à Turpault. Tous ceux qui veulent témoigner ou qui ont des souvenirs, photos, documents ou objets divers (catalogues, outils…) sont invités à les apporter ce jour-là. Différentes interventions ponctueront cet après-midi dont voici le programme.

13 h 45 : conférence de Jean-Joseph Chevalier : « Les Turpault, cinq générations de fabricants et d’industriels textiles (1847-2003) ».

14 h 15 : tables rondes autour de la mémoire orale, l’iconographie et le patrimoine matériel.

15 h 30 : échanges libres. 16 h : conférence de l’Office du patrimoine culturel immatériel (OPCI) sur la collecte de la mémoire orale.

17 h 15 : visite guidée du musée du Textile et de la Mode.

Samedi 16 novembre 2019 à partir de 13 h 30 au musée du Textile et de la Mode.

Logo courrier ouest 1

https://www.courrierdelouest.fr/actualite/cholet-ils-sont-a-la-recherche-du-patrimoine-turpault-04-11-2019-418471

Installé dans une ancienne blanchisserie, le Musée du Textile et de la Mode présente un panorama de l’histoire de l’industrie textile et de ses techniques (démonstration sur des métiers à tisser). Notre association, à l’origine du projet, propose des visites guidées et édite la revue « De fil en aiguille ». Le célèbre « mouchoir rouge de Cholet » est tissé ici au Musée du Textile et de la Mode.

AAMTC
Musée du Textile et de la Mode de Cholet
Rue du Docteur Roux-49300 Cholet

Mail association[@]museedutextile.com
Tél : 02 72 77 22 50

Pourquoi le mouchoir rouge de Cholet est -il rouge… et blanc ?

Au XVIIIe siècle, le mouchoir devient d’un usage courant, tant au quotidien qu’à l’occasion des grands événements de la vie. L’actuel mouchoir rouge a été créé aux environs de 1900, par l’industriel choletais Léon Maret.La chanson  de Théodore Botrel « le mouchoir rouge de Cholet » lui en a donné l’idée. Le rouge représente le sang versé par les Vendéens et le blanc, la couleur de la royauté. Le mouchoir rouge est désormais l’objet emblématique de l’identité choletaise.Le Musée du Textile et de la Mode de Cholet perpétue le savoir-faire lié à sa fabrication.Les artistes s’en inspirent pour leurs créations contemporaines.

https://museedutextile.com/histoire/

Cholet mouchoirs tissu

Page publiée le 10 Novembre 2019

 

Le musée de la vie rurale à Huissignies

Installé dans une ferme datée du XVIIe siècle, le musée se veut le témoin des techniques et conditions campagnardes du 19e siècle (activités agricoles et artisanales, représentations de différents aspects de la vie familiale, associative ou culturelle). La fabrication de sabots ou encore du pain et du beurre, le ferrage des chevaux et la lessive n’auront plus de secret pour vous grâce à une importante collection d’objets et de mobiliers uniques récoltée au fil du temps.

Musée de la Vie Rurale - Rue Augustin Melsens, 28 - 7950 Huissignies - Tél: 068/64 59 61

Clic sur le métier à tisser pour lire la page du Musée de  Huissignies en Belgique

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Date de dernière mise à jour : 30/06/2022