Histoire de l'Espicadora

 

Histoire de l'Espicadora

Jean-Paul BOURDON

L’ESPIGADORA, une moissonneuse californienne dans l’Algérie coloniale (1920-1940)

Frappé au Salon de l'agriculture à Paris par la beauté de « ces grands insectes de fer multicolores » que sont les machines agricoles neuves, Darius Milhaud compose en 1919 Six Pastorales en leur honneur, dont une, dédiée à Jean Cocteau, sur la moissonneuse espigadora. Aujourd’hui, cette machine est inconnue en France. Pourtant, elle hante toujours la mémoire d’une catégorie de la population : les colons d’Algérie, qui en gardent un souvenir très vivace, allant parfois jusqu’à en confectionner des maquettes, car aucun musée n’en possède sans doute d’exemplaire dans la métropole.

Suite à un appel à témoignages dans L’Algérianiste, L’Écho de l’Oranie et L’Écho de Saïda, une quinzaine de personnes nées en Algérie dans les années 1920 et ayant bien connu la moisson à l’espigadora m’ont transmis ce qu’elles savaient de cette machine en fournissant documents, schémas, cartes et photos : Gilbert Berthet, Adrien Cazorla, Antoine Fuster, Joseph Fuster, Robert Hugonnot, Chantal Robert-Hugonnot, Pierre Jarrige, Évelyne Joyaux, Louis Baylé, Guy Marin, Désiré Martinez, Norbert Richet, Serge Rodriguez, Edgar Scotti et Jacques Solari. Qu’ils soient tous ici vivement remerciés  de leur gentillesse et de leur patience 1. Leurs témoignages portent essentiellement sur l’Entre-deux-guerres.

Jean-Paul BOURDON *

Pôle rural, Maison de la recherche en sciences humaines, Université de Caen.

Bibliographie

http://www.unicaen.fr/mrsh/bibagri2/MC/bibliographie

http://www.unicaen.fr/mrsh/bibagri2/espigadora2

BOURDON, Jean-Paul, « L’américanisation de nos campagnes : affiches agricoles et histoire rurale (1870-1950) », Histoire et sociétés rurales, 2007, no 28, p. 123-166.

L’ESPIGADORA, une moissonneuse californienne dans l’Algérie coloniale (1920-1940)

Date de dernière mise à jour : 15/04/2021