Les Calèches de R Basset

 

Roland Basset

Collection des voitures hippomobiles du XIXe siècle

Il entreprose 27 calèches dans son garage à Saint-Sulpice de Cognac. Certaines ont servi pour le tournage du film "8 for silver" de Sean Ellis dans la région de Cognac. © Philippe Ménard

Roland Basset collectionne depuis 32 ans les voitures anciennes. Le film de Sean Ellis les met à l’honneur. Les calèches s’alignent en rangs serrés dans le garage, au lieu-dit chez Chausset, à Saint-Sulpice-de-Cognac. « Il y en a partout ! J’ai autant de voitures que j’ai fait de marathons, c’est-à-dire 27 », glisse Roland Basset.

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Barre doree

Charente : Roland Basset présente son musée de calèches

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Calèches en péril à Saint-Sulpice

Par Philippe ANDRÉOULIS, publié le 22 janvier 2011

Roland Basset: «C'est toute ma vie. Vous voyez l'embarras dans lequel je suis !»

La collection de calèches de Roland Basset va bientôt être à la rue. Et ce trésor pourrait quitter la Charente.

"J'en ai partout. C’est pour ça que je tire la sonnette d’alarme ! » La collection de calèches de Roland Basset, à Saint-Sulpice-de-Cognac, est un trésor connu. Mille fois vue lors des manifestations dans le Cognaçais, aperçue dans les films pour lesquels Roland Basset a été sollicité. Mais cette collection pourrait bien, d’ici quelques mois, quitter la Charente.

C’est en tout cas ce qu’annonce le collectionneur. « C’est tassé. J’en ai vingt-quatre ici, une dizaine à Cherves, dans une ancienne salle de bal, que des gens me prêtent. Mais il va falloir que je les sorte. J’en ai aussi chez d’autres personnes », énumère Roland Basset.

Chez lui, sur les hauteurs du village du « Chausset », à Saint-Sulpice, il se construit un nouveau garage de 80 m2, « pour restaurer mes calèches ». Car dans sa grange, il n’y a vraiment plus le moindre espace de libre. « On devait m’apporter deux nouvelles voitures. Mais je n’ai plus la place de les rentrer », se désespère-t-il. Une angoisse qui augmente lorsqu’il se projette dans le futur.

Une commune de l’Hérault intéressée

« Le jour où on va me dire de déménager, je les mets où ? », s’interroge-t-il. Une question qu’il se pose depuis quelque temps, mais qui se fait de plus en plus pressante. « J’aurais voulu créer ici un petit « Vaux-le-Vicomte », avec un cheval grandeur nature en polyester à chaque voiture, des personnages… » Histoire de donner vie à sa passion. Mais il n’a pas jusque-là réussi à faire naître l’intérêt auprès des décideurs locaux, privés ou publics, ni trouvé de lieu. Du moins en Charente. Car « Dans le sud, il y a une commune qui est prête à tout acheter », glisse-t-il. Il ne donnera pas plus de précisions que cela. Sauf à dire qu’il s’agit d’une petite ville non loin de Montpellier, dans l’Hérault.

Mais Roland Basset est tiraillé, bourrelé de remords. Perclus de contradictions. Pas question pour lui de vendre sa collection pièce à par pièce. « Je ne veux pas qu’elle soit dispersée. C’est tout un métier qui disparaîtrait. » Une mémoire encore vivante qu’il serait alors difficile de perpétuer en des endroits différents.

Pour lui, il n’est pas question d’argent. « Je voudrais trouver un endroit où montrer mes voitures, expliquer le métier de bourrelier » qui fut le sien jusqu’à ce qu’il prenne sa retraite, il y a trois ans.

L’idéal aurait été pour lui de trouver un lieu dans la région, auquel il pourrait prêter ou louer ses calèches. S’en séparer, tout en en restant propriétaire. Une formule que lui propose cette commune de l’Hérault. Un peu loin pour lui. « Mais, prévient-il, si je ne trouve rien, je vends tout. »

Une affirmation qu’il ne cesse de répéter devant quelques-unes de ses plus belles pièces. Comme cette voiture Wourche qui, dans les années 1860, a servi de calèche ministérielle. Ou encore ce phaéton à deux chevaux, « que j’ai entièrement restauré il y a vingt ans ». Il y a encore cette voiture à cheval empruntée par Isabelle Huppert et Julie Depardieu pour le tournage des « Destinées sentimentales », à Jarnac. Son regard se pose de l’une à l’autre. Sur les calèches entièrement restaurées, sur celles qui attendent qu’il exerce sont métier et sa passion… « C’est toute ma vie. Je vais pleurer quand elles partiront… Vous voyez l’embarras dans lequel je suis!

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Visite de la collection de Roland Basset à St Sulpice de Cognac

Jeudi 31 Août 2017

Roland basset et claude imgp9842

Rencontre avec Sean Ellis, réalisateur de EIGHT FOR SILVER

 

Date de dernière mise à jour : 10/02/2021